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L’histoire de la sous-préfecture

 

Le nom vient du préceltique Sala, « le terrain marécageux » et de murus, « le fortin », selon les linguistes de l’école de Dauzat.
Le mot apparaît en 958, date qui marque le début de l’histoire de Saumur.
Une autre acception donne pour étymologie l’expression latine Salvus murus, le « mur du salut ».

 

En 845, Saumur est pillée par le chef viking Hasting.

En 1343, le sel devient un monopole d’État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Saumur.

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes arrivent aux portes de la ville. Les cadets de l’école de cavalerie défendent le passage de la Loire.

En mai 1544, par l’Edit de Saint-Germain-en-Laye, François 1er crée « l’office de Sénéchal de Robe Longue à Saumur, pour exercer Justice en toutes causes civiles et criminelles ». L’acte est important, car il concrétise les anciennes subdivisions de l’Anjou et délimite le ressort judiciaire de la sénéchaussée de Saumur (très étendue par de longues excroissances vers l’Est et le Sud), pour deux siècles et demi (jusqu’à la Révolution française).

Lors de la Révolution française, la sénéchaussée de Saumur est représentée par quatre députés :

  • Représentant du Clergé : Mesnard.
  • Représentant de la Noblesse : Ferrières.
  • Représentants du Tiers-État : Cigougne et Bizard.

Depuis un millénaire, la ville exerce cinq fonctions permanentes :

La capitale militaire

Née au pied d’une forteresse implantée sur la colline du château, abritée derrière une enceinte urbaine à partir du XIVe siècle, la ville contrôle un passage très disputé sur la Loire. Elle devient le siège d’un gouvernement militaire, commandé par Philippe Duplessis-Mornay de 1589 à 1621, et apparaît alors comme l’une des capitales politiques du protestantisme français.

Deux brigades et l’état-major d’un régiment de carabiniers y sont installés en 1763. La caserne construite pour les héberger reçoit en 1814 l’École d’instruction des troupes à cheval qui devient l’École royale de cavalerie en 1825 devenue depuis l’École d’application de l’arme blindée cavalerie. Ses instructeurs d’équitation donnent des reprises publiques de haute école sous l’appellation de Cadre Noir. Ville du cheval, Saumur devient, en 1972, le siège de l’École nationale d’équitation (E.N.E.).

La capitale religieuse

Placée sous la dépendance de l’abbaye de Saint-Florent le Jeune, Saumur construit au Moyen Âge des églises de belle facture ; au total, elle compte seize édifices religieux classés parmi les monuments historiques. Des foules de pèlerins convergent vers la fontaine et la statue de Notre-Dame-des-Ardilliers ; une production de chapelets et d’objets de piété se développe dans le faubourg de Fenet.
À l’Académie protestante enseignent des professeurs réputés, comme Marc Duncan, Moïse Amyraut, Tanneguy Le Fèvre, Louis Cappel ou Josué de la Place. De nombreux étudiants étrangers (dont William Penn) la fréquentent jusqu’à sa fermeture en 1685. Face à cette nouvelle Genève, les catholiques se mobilisent et implantent dans la ville sept communautés religieuses.
La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Angers le 28 août : le comte de Montsoreau (mort en 1575) y fait impitoyablement massacrer les protestants s’y répète[2].

La capitale commerciale

La navigation sur la Loire et sur le Thouet, l’existence d’un pont dès 1162 favorisent des activités commerciales et financières qui rayonnent sur un pays saumurois étendu et qui expliquent une morphologie de ville-pont, l’agglomération s’étirant le long d’un axe routier perpendiculaire aux deux rivières. La construction du pont Cessart de 1756 à 1770 fait s’étendre cet axe urbain plus à l’ouest. À partir des années 1850, les nouvelles voies ferrées supplantent le trafic fluvial.

La capitale agro-alimentaire

Durant des siècles, la ville commercialise les produits agricoles de sa périphérie rurale, notamment les vins, les céréales, les fruits et le chanvre. Plus tournée vers la tradition que vers la nouveauté, l’agglomération saumuroise aborde l’ère industrielle à partir de ses bases locales. L’ancien artisanat du chapelet est transformé en manufactures de médailles. Les carrières de tuffeau se révèlent propices à l’élaboration de vins effervescents selon la méthode champenoise, ainsi qu’à la culture des champignons de couche.

La capitale administrative

Sous l’Ancien Régime, la sénéchaussée de Saumur dirigée par un gouverneur, administre un territoire qui englobe Bourgueil jusqu’à Gizeux au Nord, s’étend au-delà de Loudun, vers le Sud-Est jusqu’à Mirebeau, à l’Est jusqu’à la ville de Richelieu, au Sud jusqu’à Bouillé-Loretz et à l’Ouest jusqu’au confins des Mauges.

Centre judiciaire sous l’Ancien Régime, la ville devient en 1800, le siège d’une sous-préfecture aux fonctions tertiaires dominantes.

Téléchargez la Liste des sous-préfets de l’arrondissement de Saumur (format pdf - 50.3 ko - 08/08/2017) de 1800 à aujourd’hui