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L’histoire de la sous-préfecture

 

Cholet, cité des Mauges

Le nom « Cholet » viendrait du latin coletum (choux). D’importantes implantations antiques ont été découvertes non loin de là, à Mazières-en-Mauges.

Cité des Mauges, elle fut conquise par Foulque Nerra comte d’Anjou lors de l’expansion angevine au Xe siècle.

En 1343, le sel devient un monopole d’État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Cholet.

Antoinette de Maignelais, dame de Cholet, fut la maîtresse de François II duc de Bretagne au XVe siècle. D’autres familles de seigneurs ont marqué l’histoire de la ville : les de Broons, les Beauveau et les Rougé (en particulier Gabriel-François de Rougé, comte de Rougé, marquis de Cholet, en l’honneur duquel on créa la place Rougé, dans le centre de la ville).

L’industrie textile fut à l’origine du développement de la cité sous l’Ancien Régime puis de son relèvement rapide après les terribles destructions des guerres de Vendée (bataille de Cholet). Filatures, tissages et blanchisseries marquèrent le paysage de la ville au XIXe. Quelques grandes familles de marchands-fabricants faisaient travailler des milliers de tisserands des alentours dans leur cave (voir l’habitat caractéristique des « maisons de tisserands »).

Dès la fin du XIXe s., la mécanisation des tissages conduisit le pays choletais à une première reconversion dans le secteur de la chaussure pour occuper ses tisserands chômeurs. L’industrie textile déclinant progressivement depuis les années 1950, d’autres industries se sont implantées (Michelin notamment) et une expansion urbaine remarquable a transformé la sous-préfecture en une véritable ville moyenne, centre commercial important (présence par exemple de magasins d’usine dans la commune voisine de La Séguinière) aux industries diversifiées et siège du deuxième bassin d’emploi de la région Pays de la Loire après l’agglomération Nantes-St-Nazaire. La ville souffre néanmoins d’un manque d’emplois tertiaires. Elle a également été défavorisée par un certain enclavement dans le passé, mais la construction récente de l’autoroute a diminué cet état de fait.

Descriptif

Le bâtiment principal de la cour d’honneur représente les 3/5° environ de l’ancien hôtel THARREAU, fractionné et surélevé à la suite d’un partage familial. Les deux bâtiments en retour sur la cour d’honneur ont été édifiés pour la transformation de cet immeuble en sous-préfecture en 1858 (les bureaux actuels ont une vingtaine d’années seulement).

Le projet initial prévoyait un mur aveugle sur la rue Bretonnaise, avec un haut portail de bois, l’option fut prise d’y installer une grille en fer forgé surmontée des armes de la ville de CHOLET ; au début du siècle, il y avait encore, de part et d’autre de cette grille, deux gros platanes.

La maison de maître possède une structure de la fin du XVIII° siècle, même si certains aménagements sont à situer autour de 1829 : un escalier central typiquement choletais, en chêne massif, à balustres tournés, large main courante et limon massif, qui se développe sur 3 volées (on en connaît plus de 30 encore à Cholet, qui se situent entre 1750 et 1815).

Cet hôtel particulier possède en rez-de-chaussée et en 1er étage deux jolies pièces au décor Louis XVI, en rotonde.

Le grand salon est la seule pièce de la ville de CHOLET possédant un parquet à damiers "à la Versailles". Ce salon est d’ailleurs meublé avec un salon Directoire d’époque qui provient de la première sous-préfecture, alors fixée à BEAUPREAU. Dans ce salon et dans la salle à manger, subsistent deux belles cheminées à décor incrusté : cartouches de marbre sculpté serties aux angles externes et au centre du linteau dans le marbre de la cheminée.

Historique

Le terrain vierge de cet ensemble appartenait à l’hôpital de la ville avant le XVIII° siècle.

François THARREAU en devint propriétaire par voie d’échange foncier, il y construisit un hôtel particulier dans le style des longères du bocage vendéen. M. THARREAU fut l’une des plus hautes personnalités de la ville de CHOLET après la Révolution, membre du conseil des 500, après avoir été député et maire de la ville à plusieurs reprises, on lui doit en 1821 la construction du premier hôtel de ville.

En 1796, lors de la constitution de la célèbre société des ONZE NEGOCIANTS, qui a restauré le travail de la toile après la débâcle révolutionnaire, il mit une partie de sa maison à la disposition de cette société.

M. THARREAU décéda, sans enfants, ses biens sont partagés entre 12 ou 13 neveux, la propriété de la rue Bretonnaise est coupée en 2 du nord au sud : 2/5° seront attribués à Mme ROBERT qui rallongera sa maison en est, et 3/5° ici même, attribués à Mme PELTIER-THARREAU, qui sous la Restauration doublera le bâtiment nord et fera édifier un 2° étage qui sera alors couvert en ardoises etc...

L’implantation de la sous-préfecture à CHOLET, en lieu et place de Beaupréau, fut une longue aventure qui débuta dès 1804. Le décret de transfert sera signé le 16 novembre 1857.

Les sous-préfets de l’arrondissement de Cholet de 1800 à aujourd’hui