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Influenza aviaire : Réunion de mobilisation de la filière avicole en préfecture

 

B. Abollivier, Préfet de Maine-et-Loire, a réuni le 9 février 2016 tous les acteurs de la filière agri-avicole et les services de l’État afin de les associer à la recherche de solutions pour endiguer la crise.

 

Le Maine-et-Loire indemne de foyers d’influenza aviaire

Les virus responsables de l’épizootie d’influenza aviaire, qui touche les élevages de canards, sévissent dans 70 foyers concentrés dans le quart sud-ouest de la France et particulièrement dans les Landes.

Par répercussion, un impact économique et sanitaire sérieux

La présence de foyers d’influenza aviaire en France a conduit certains pays à fermer partiellement ou totalement leurs frontières à l’importation de produits issus de la filière avicole du sud-ouest, voire de l’ensemble du pays.
Un arrêté ministériel du 18 janvier 2016 a imposé l’arrêt des mises en place de cheptels de canards dans le sud-ouest afin d’obtenir un vide sanitaire des élevages d’une durée de 4 mois jusqu’à mi-mai.
Cette situation porte une atteinte sérieuse aux débouchés des reproducteurs génétiques aviaires fortement implantés en Maine-et-Loire, en pénalisant les exportations (qui représentent jusqu’à 70% de l’activité de certaines entreprises) et la fourniture de canetons aux éleveurs du sud-ouest.

Des aides qui bénéficieront aux accouveurs

En raison des impacts économiques induits par le dépeuplement des élevages du sud-ouest et le vide sanitaire imposés, les accouveurs fournisseurs de ces élevages pourront bénéficier d’aides prélevées sur l’enveloppe de 130 millions d’euros qui a été débloquée pour soutenir la filière dans le sud-ouest.

Une mobilisation conjointe pour la surveillance de la filière

Par ailleurs, l’ensemble des acteurs présents à la réunion ont convenu de la nécessité de mettre en œuvre de manière concertée les mesures de surveillance et les barrières sanitaires qui s’imposent pour endiguer la crise et permettre à la France de retrouver au plus vite le statut indemne d’influenza aviaire (3 mois après la disparition du dernier cas).
Ces mesures passent par la programmation d’analyses sérologiques, notamment dans les établissements spécialisés dans la reproduction, et le développement de bonnes pratiques visant à multiplier et renforcer les barrières sanitaires pour empêcher la circulation inter-établissements du virus.

Parallèlement, une surveillance permanente de la faune sauvage continue à s’appliquer sur l’ensemble du territoire français par l’intermédiaire du réseau SAGIR, même si aucun lien n’a été établi entre elle et l’épizootie actuelle.
http://www.oncfs.gouv.fr/Reseau-SAGIR-ru105

Des arrêtés ministériels pour une stratégie globale d’éradication du virus

Publiés ce 10 février 2016, ils définissent les principes d’une stratégie globale :

  • Dépeuplement progressif
  • Vide sanitaire global
  • Repeuplement sous conditions de biosécurité
  • Maintien dans le temps d’un niveau de prévention et de protection satisfaisant.

1) L’arrêté de « mise en œuvre de la stratégie d’éradication du virus en zone réglementée » remplace et complète les arrêtés du 17 décembre 2015 et du 18 janvier 2016.
Il précise les conditions de mise en œuvre des phases de dépeuplement, de vide sanitaires et de repeuplement, ainsi que les conditions de levée de la zone de restriction du sud- ouest.
La réduction progressive des populations de volailles s’étale du 18 janvier 2016 au 2 mai 2016 .
Les exploitations de la zone de restriction sont autorisées à mettre en place des palmipèdes de moins d’une semaine à partir du 16 mai 2016, issus des couvoirs autorisés (voire 9 mai 2016 sous certaines conditions d’autorisation).

2) L’arrêté « biosécurité » poursuit le dernier principe de la stratégie. Il vise, suite au dépeuplement progressif des palmipèdes de la zone réglementée, à mettre en place des mesures concrètes qui permettent de lutter contre la réintroduction du virus et de limiter le risque de diffusion à l’intérieur ou vers d’autres exploitations.
Ces mesures doivent être appliquées de façon pérenne et par tous les maillons de la filière pour assurer une protection sanitaire efficace et durable.
Il sera d’application obligatoire le 1 er juillet 2016.
Il impose ainsi pour chaque unité de production :

  • la conduite en bande unique  : tous les animaux qui cohabitent dans un même lieu ont le même âge, cette notion doit cependant être adaptée en fonction des différents types d’élevage. L’objectif est de limiter les entrées de nouveaux animaux pendant la durée d’élevage des volailles.
  • des opérations de nettoyage/désinfection et de vide sanitaire entre chaque bande.
  • L’arrêté exige la mise en place d’un plan de biosécurité défini par l’exploitant pour chaque exploitation. Il doit également s’appuyer sur la formation et la sensibilisation du personnel de l’exploitation.
  • Afin de s’adapter aux spécificités des différents types d’élevage, l’arrêté s’appuiera sur des cahiers des charges professionnels comme des guides de bonnes pratiques.