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Atelier en résidence "T’as bonne mine !"

 

Une jeunesse pleine de talents et d’énergie

au service d’un territoire.

Du 18 au 22 février 2019, la DDT49, en partenariat avec Anjou Bleu Communauté, a réuni une trentaine d’étudiants (architecture, paysage, urbanisme, photographie) dans la vallée du Misengrain pour un workshop sur la valorisation des cités minières. . Ils ont croisé leurs regards sur l’habitat-patrimoine minier, qu’il soit matériel (composition des quartiers, alignements des maisons, espaces publics, jardins, …) ou immatériel (valeurs partagées, perceptions sociales). En un temps record, par un travail intense et pluridisciplinaire, ils ont proposé des axes de réflexion sur la préservation, la valorisation des sites, l’évolution du bâti pour répondre aux besoins des habitants, ainsi que des aménagements de l’espace public pour renforcer le « vivre ensemble » et le « commun ». Le workshop et la restitution des travaux, le vendredi, ont séduit les élus du territoire.

L’appel à candidatures avait été lancé en fin 2018, avec l’objectif de susciter les candidatures d’une trentaine d’étudiants de niveau master ou jeunes diplômés à venir travailler … juste pour le plaisir ! Le gîte et le couvert étaient offerts.
L’enthousiasme de ces jeunes devant ce sujet de réflexion, leur respect et leur écoute attentive vis-à-vis des habitants et des élus ont été des ingrédients de la qualité de l’ambiance de travail et des productions.
Lien vers le programme : livret presentation t as bonne mine (format pdf - 9.1 Mo - 12/03/2019)

Un encadrement à plusieurs voix

Le groupe a bénéficié en début de session du témoignage et de l’expertise de Raphaël Alessandri, architecte-urbaniste et directeur d’études à la mission Bassin Minier du Nord Pas de Calais, qui a œuvré à l’inscription du bassin minier du Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les élus locaux, en particulier Jean-Noël Gaultier, vice-président en charge de l’habitat à Anjou Bleu Communauté, se sont rendus disponibles tout au long du workshop pour répondre aux questions et guider les réflexions en lien avec les réalités du territoire.

Tout au long de la semaine, une équipe, elle aussi pluridisciplinaire, a assuré l’accompagnement du travail :

  • des agents de la DDT : François Blineau, Elise Soufflet-Leclerc, Brigitte Lacoste, Damien Béziau et l’architecte-conseil de l’État, Phine Weeke Dottelonde
  • une représentante d’Anjou Bleu Communauté : Luce Maury, chargée de mission
  • un architecte du CAUE : Thomas Bourdaud
  • des enseignantes d’Agro-Campus-Ouest : Nathalie Carcaud et Chloé Jareno
  • une photographe à la conservation départementale du patrimoine (Département de Maine-et-Loire) : Armelle Maugin
  • Thierry Pelloquet, chef de service à la conservation départementale du patrimoine a apporté son expertise au cours des visites de terrain.

Une très belle expérience collective aussi pour les encadrants !

De nombreux échanges localement

Des rencontres avec les personnes ressources locales avaient été prévues, et d’autres se sont organisées progressivement pour mieux comprendre les aspirations des habitants :

  • Thomas Jourdan, paysagiste-concepteur à Segré et auteur de « Quels avenirs pour les mines du Misengrain ? ou la rencontre entre l’action associative et le paysagiste »
  • Mylène Duhail et Romain Goiset, paysagistes de l’agence Ubinam et membres du collectif d’artistes locaux de Centrale 7
  • des anciens mineurs, femmes de mineurs ou descendants de mineurs qui ont livré une partie de leur vie d’antan et d’aujourd’hui, lors d’une soirée de témoignages dans la salle des fête de Bois 2
    • « Bamboula » (87 ans), fendeur d’ardoise puis mineur de fond à la mine d’ardoise du Misengrain,
    • Ginette, jeune retraitée de Noyant-la-Gravoyère,
    • Magaly (33 ans) ébéniste à Centrale 7 et habitante à la cité minière de Bois II,
    • Louis (85 ans) ancien mineur de butte sur l’ardoisière du Misengrain et Christiane (83 ans), sa femme, vivant tous deux à la Cité Jardin de Noyant-la Gravoyère
    • Jules, alias “P’tit Jules” (87 ans), fendeur d’ardoise puis contremaître aux ardoisières de Bel-Air, Maire de Combrée durant 7 mandats
    • et encore Christine et Pascal, habitants de la cité minière de la forêt à Bel-Air de Combrée, qui se sont livrés à l’objectif d’Armelle Maugin (photographe) et aux oreilles attentives des étudiants. Une série de magnifiques portraits à savourer !

Des restitutions de qualité

Les étudiants se sont répartis en 5 groupes, un par cité minière, plus un groupe pour les reportages photographiques.

-* Cité ouvrière à Segré : cité désormais intégrée dans la vile de Segré, mais qui a conservé certaines polarités (terrain de sport, lieu de culte, jardins familiaux). La qualité architecturale initiale s’est délitée, mais la survivance de liens sociaux particuliers s’y observe aisément. L’étude de cette cité a conduit à réorienter les objectifs du worshop pour s’intéresser à ce "vivre ensemble" singulier. Par exemple en s’intéressant plus aux lieux d’échanges, aux liaisons entre logements et espaces des jardins, au rôle particulier de l’ancienne voie ferrée transformée en voie verte qui relie les 4 cités et pourrait devenir un "parcours mémoriel".
Lien vers le pdf : Segré - Cite ouvrière (format pdf - 4.9 Mo - 12/03/2019)

-* Cité Bois II à Nyoiseau : celle-ci n’a pas été intégrée dans le bourg. Le travail s’est donc orienté vers la recherche d’opportunités de réer des liens, par des chemins de promenade entre la cité et le bourg. Le regard s’est donc élargi pour identifier des attractivités paysagères ou culturelles aux alentours de la cité. Il se concrétise par une "carte sensible", centralisée sur la zone du Carreau où un collectif d’artistes s’est déjà établi.
Lien vers le pdf : Nyoiseau - Site Bois II (format pdf - 5.9 Mo - 12/03/2019)

-* Cité-jardin de la Promenade à Noyant-la-Gravoyère : on y retrouve une architecture de type "Angleterre - 1920". Le lien social est resté fort dans la cité, avec la survivance du foyer laïc et d’un vélodrome construits à l’époque. C’est donc vers la mémoire et l’immatériel que s’est orienté le travail des étudiants.
Lien vers le pdf : Noyant La Gravoyere - Cite jardin (format pdf - 1.8 Mo - 12/03/2019)

-* Cité ouvrière de Bel Air à Combrée : la cité est composée d’alignements de modestes maisons (50 à 70 m2 habitables). L’aspect très linéaire est pourtant entrecoupé de petites ruelles qui peuvent constituer d’intéressants lieux de vie commune, espaces de rencontres, voire jardins partagés.
Lien vers le pdf : Combrée - Site de bel air (format pdf - 4 Mo - 12/03/2019)

-* Armelle Maugin, photographe au département de Maine-et-Loire a croqué le portrait d’habitant et habitantes et les étudiants ont construit leur portrait. Quelques reconductions photographiques de photos anciennes ont permis de rendre compte des évolutions.
Lien vers le pdf : Reportage photo (format pdf - 5.1 Mo - 12/03/2019)

Site internet dédié

Pour tout savoir sur ce workshop, consultez le site internet habitatminier49

Pour tout contact : Unité Aménagement durable du SUAR